Les entreprises formatrices sont-elles satisfaites de nos prestations et de nos produits ? Quelles thématiques et quels défis les préoccupent ? La Section de la formation en entreprise (SFE) de l’Office des écoles moyennes et de la formation professionnelle (OMP) du canton de Berne a posé ces questions dans le cadre d’un sondage réalisé dans la partie germanophone du canton. Si les résultats (en allemand) sont majoritairement positifs, il existe un potentiel d’amélioration. Christoph Düby, responsable de la SFE, interprète pour nous les résultats du sondage.
Peter Brand

Monsieur Düby, les résultats du sondage réalisé auprès des entreprises formatrices en 2024 sont là. Quel est votre avis général ?
Je me réjouis qu’autant d’entreprises formatrices aient participé au sondage. Le taux de réponse est de 46 %, 28 % des entreprises ayant rempli la totalité du sondage et 18 % ayant au moins répondu partiellement. Ces chiffres vont bien au-delà de nos attentes, car, d’une part, le sondage était vraiment long, et d’autre part, le taux de réponse à ce type de sondage se situe généralement entre 5 et 10 % seulement. Cela montre l’engagement des entreprises en faveur de la formation. Cela prouve aussi que nous entretenons une collaboration solide et basée sur la confiance.
Quels sont à vos yeux les résultats clés ?
Un résultat majeur est que l’offre que nous proposons aux entreprises formatrices leur est utile, mais est encore trop méconnue. Dans un sens, c’est une bonne chose de ne pas être trop connus, car nous sommes certes un service de conseil mais aussi une instance de surveillance. Cela signifie que nous prononçons aussi des restrictions et des avertissements à l’encontre des entreprises formatrices. Dans ce contexte, si nous étions trop connus, cela entraînerait son lot de problèmes. En même temps, nous voulons soutenir les entreprises formatrices de façon ciblée afin qu’elles n’aient pas de difficultés. Il est donc positif qu’elles connaissent notre offre. En tant que service, nous voulons être accessibles et nous concentrer sur le soutien.
Qu’est-ce qui vous a le plus réjoui ?
Les réponses montrent que notre travail est apprécié et que nous pouvons contribuer à des apprentissages couronnés de succès. Les entreprises formatrices apprécient le contact avec nos collaboratrices et collaborateurs. Lorsque des rapports de travail sont en danger, nos interventions permettent souvent d’éviter l’interruption de l’apprentissage, car nous encourageons les parties prenantes à continuer à essayer. Et même lorsque l’apprentissage est finalement interrompu, les entreprises apprécient la collaboration, car nous leur donnons des informations sur la façon de gérer les situations difficiles. Autrement dit, le facteur humain, qui est essentiel pour nous, est honoré par les entreprises interrogées.
Et maintenant ? À quoi serviront les résultats du sondage ?
Nous allons désormais analyser précisément les résultats et nous en servir pour définir de nouveaux objectifs. Certaines améliorations pourront être mises en œuvre dès cette année. Je pense notamment à l’accès à l’information et aux contacts, qui peut être amélioré en modifiant ponctuellement le site Internet, sans que cela nécessite un long processus. En revanche, pour ce que demandent toujours plus les entreprises formatrices faisant face à des situations difficiles, par exemple dans la prise en charge d’apprenties et apprentis vivant dans un contexte familial complexe ou connaissant des problèmes psychiques, il s’agit d’évolutions sociétales qu’on ne peut pas régler du jour au lendemain. Il faut, à moyen terme, des processus, des ressources et des développements impliquant tous les partenaires de la formation professionnelle.
Dans quels domaines voyez-vous la plus grande nécessité de changement ou d’amélioration ?
Pour moi, l’amélioration de la coopération entre les lieux d’apprentissage est cruciale. Pour cela, nous avons besoin de la contribution des autres protagonistes, c’est-à-dire les entreprises formatrices, les écoles professionnelles et les cours interentreprises. Tous doivent reconnaître que les formations peuvent aujourd’hui être coordonnées entre elles de façon individualisée grâce aux nouvelles technologies et que l’échange d’informations entre les différents lieux d’apprentissage doit devenir naturel. Techniquement parlant, de nombreuses possibilités de développement s’offrent à nous.
Pour conclure, pensez-vous que le sondage apportera les renseignements nécessaires pour le développement le positionnement de la SFE ?
Oui, les résultats sont là, la balle est dans notre camp. Nous sommes très reconnaissants pour les nombreux retours, et notamment aussi pour les remarques complémentaires qui nous sont parvenues et qui nous donnent des informations pour progresser. Notre objectif est de proposer de bonnes solutions aux entreprises formatrices. Leur satisfaction nous tient à cœur.
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